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Export-Import transport maritime : l’OMI 2020 les chiffres

31 juillet 2019 Ocean Cargo

D’année en année, les organismes mettent en place des solutions pour protéger la planète. L’Homme s’attelle pour le respect de l’environnement et une gestion plus pérenne de la pollution à l’échelle mondiale,.

Afin de pouvoir y arriver, une nouvelle réglementation de l’Organisation Maritime Internationale (OMI) va entrer en vigueur en 2020 pour les transports maritimes et pour toutes entités faisant de l’export-import afin de réduire significativement les émissions d’oxydes de soufre (SOx) des navires.

Afrety faisant des expéditions par fret maritime partage avec vous dans la suite de ce billet quelques chiffres émanant de cette nouvelle réglementation.

Quelques chiffres : OMI 2020

200 millions de tonnes de fioul lourd : consommation du transport maritime soit 45% de la consommation mondiale actuellement et 30 millions de tonnes de gasoil soit 5% de la consommation mondiale annuelle.

Dans une étude soumise en 2016 au Comité de la protection du milieu marin (MEPC) de l’OMI, il est estimé qu’en l’absence d’une réduction des émissions de SOx, la pollution atmosphérique liée au trafic maritime (export-import) pourrait être à l’origine de plus de 570 000 décès prématurés dans le monde entre 2020 et 2025.

L’Organisation Maritime Internationale a signé en avril 2018 un accord visant à réduire d’au moins 50% les émissions mondiales de gaz à effet de serre du transport maritime d’ici à 2050, par rapport au niveau de 2008.

Selon Paul Tourret, l’évolution des prix respectifs des carburants à haute et basse teneur en soufre et du gasoil marin orientera également les décisions des armateurs, sachant que « le fioul désoufré et le gasoil sont grossièrement plus chers de 35% que le fioul lourd à l’heure actuelle.

En cas de forte hausse des prix des carburants marins, les vaisseaux pourraient par ailleurs être davantage incités à réduire leur vitesse, une pratique dite « slow steaming » déjà développée dans les années 1970 par les navires pétroliers (à la suite des chocs pétroliers). « un pétrolier réduisant par exemple sa vitesse de 12 nœuds à 11 nœuds réduit sa consommation de 18% et de 30% à 10 nœuds ».

Export-import : Pour aller un peu plus loin

Selon l’ISEMAR, l’échéance 2020 « semble courte » pour les installations devant s’adapter et investir en capacités de désulfuration : « la durée de construction de ce type de projets et leur nombre réduit rendent probable un défaut de carburant à faible émission de soufre ».

L’Agence américaine EIA (Energy Information Administration) estime que la consommation de carburant des navires transitant par les ports américains reposera à seulement 3% sur du fioul à haute teneur en soufre en 2020, contre… 58% en 2019 (ce carburant étant principalement remplacé par du fioul à faible teneur en soufre). En 2022, cette part pourrait toutefois remonter à 24%, avec l’équipement des navires en « scrubbers ».

Des carburants issus de produits non pétroliers sont appelés à se développer, notamment le GNL. Selon l’ISEMAR, « 121 navires dans le monde (sur 50 000 en 2018) utilisaient la propulsion au GNL ou étaient gaz ready, c’est-à-dire pouvant utiliser ou non du GNL ». L’Institut estime qu’ils devraient être deux fois plus nombreux en 2025 au regard des carnets de commandes des constructeurs.

Source : https://www.connaissancedesenergies.org


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